Des satrapies vers Persépolis et de Persépolis vers les satrapies

Conférences et débats

Aula du bâtiment principal de l’Université de Neuchâtel

Jeudi 28 mai à 20h15
Entrée libre

Les colonnes et les bas-reliefs des palais de Persépolis donnent à voir l’influence des arts contemporains de l’Orient, de l’Egypte et de la Grèce. Ce sont des emprunts intentionnels, comme le sont ceux aux diverses langues de l’empire ; ils illustrent des mouvements d’échange dans une seule direction. On connaît mieux aujourd’hui la direction inverse, quand l’art de cour et les textes officiels rayonnent du cœur de l’Empire vers les satrapies d’Occident et les confins orientaux du monde iranien.

Rémy Boucharlat est archéologue, directeur de recherche émérite du CNRS à l’Université Lyon 2. Il a principalement travaillé sur des sites des grands empires préislamiques en Iran dans les années 1970, puis à partir de 2000 à Persépolis et Pasargades. Entretemps, il a longuement étudié ces mêmes périodes du Ier millénaire avant et Ier millénaire après J.-C. dans les Emirats Arabes Unis et s’y est intéressé en Asie centrale.