Archéone

DANS LE CADRE DU PRINTEMPS CULTUREL « DE LA PERSE A L’IRAN CONTEMPORAIN » ET EN COLLABORATION AVEC LA MAISON DES SCIENCES HISTORIQUES (UNINE)

JEUDI 28 MAI 2015, 20h15, aula de l’Université du 1er mars

« Des satrapies vers Persépolis et de Persépolis vers les satrapies », par Rémy Boucharlat, archéologue, directeur de recherche émérite du CNRS à l’Université Lyon 2.

Les colonnes et les bas-reliefs des palais de Persépolis donnent à voir l’influence des arts contemporains de l’Orient, de l’Egypte et de la Grèce. Ce sont des emprunts intentionnels, comme le sont ceux aux diverses langues de l’empire; ils illustrent des mouvements d’échange dans une seule direction. On connaît mieux aujourd’hui la direction inverse, quand l’art de cour et les textes officiels rayonnent du cœur de l’Empire vers les satrapies d’Occident et les confins orientaux du monde iranien.

BBC

20 mars 2015

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Be Curious TV

Pendant quelques mois, il y aura le Printemps culturel à Neuchâtel et on va parler de l’Iran

Interview de Janine Perret Sgualdo

17 mars 2015

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Bulletin des communes du district de Neuchâtel

Laténium: art de la calligraphie en Iran

Le printemps culturel neuchâtelois s’invite au Laténium sous la forme d’un petit accrochage dans le hall du musée (du 19 mai au 21 juin et du mardi au dimanche de 10h à 17h).

Et bien sûr, le thème de l’Iran y est présent, et tout singulièrement sous la forme de l’art de la calligraphie. Témoin d’une culture ancestrale, la calligraphie  iranienne s’illustre en effet aussi bien de manière conventionnelle que moderne pour s’ériger en art majeur. Ne dit-on pas de la beauté de cette écriture – notamment la calligraphie islamique persane – que si elle demeure le langage de la main, elle recèle toute la noblesse de la pensée?

 

C’est notamment à travers des oeuvres d’artistes contemporains que le Laténium offre une réelle plage de découvertes. Une petit exposition, certes mais inédite, rendue possible grâce à la collaboration de la Galerie du Palais Oriental de Montreux.

Pour rappel, dans le cadre du « Printemps culturel » dans le canton de Neuchâtel, l’Iran est à l’honneur jusqu’au 21 juin.

Programme complet sur:

iran.printempsculturel.ch

Denise Frossard

15 mai 2015

 

Canal alpha

Variations amoureuses en littérature persane

A l’occasion du Printemps culturel dédié à l’Iran, Leili Anvar a parlé d’amour et de poésie persane. Un moment sensuel qu’elle a partagé au Club 44 de La Chaux-de-Fonds et que l’on vous offre à notre tour.

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9 juin 2015

Canal alpha

Ludique, jovial et un brin décalé, « C’est du tout cuit » vous concocte l’agenda du week-end idéal heure par heure. Ce soir, notre invitée est Janine Perret Sgualdo, porte-parole du printemps culturel 2015 : «De la Perse à l’Iran contemporain».

Canal alpha 20 mars 2015

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Canal alpha

L’islamophobie mène dans le mur

Orateurs de confession musulmane et chercheurs se sont retrouvés pour un café scientifique de l’Université de Neuchâtel. La salle était comble, hier, pour suivre le débat. Les conférenciers ont souligné l’ambiguïté du mot « islamophobe », qui ne tient pas compte des différences présentes au sein de l’islam. Les extrémistes font davantage parler d’eux aujourd’hui que les musulmans modérés. Les intervenants Mallory Schneuwly, Alpaslan Korkmaz et Nadia Karmous ont appelé à plus de rencontres de ce type.

Reportage Canal Alpha du 27 avril 2015

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Canal alpha

Le Printemps culturel, version peinture et photographie

21 avril 2015

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Canal Alpha

Pour sa première édition, le Printemps culturel neuchâtelois vous propose de partir à la rencontre de l’Iran, au travers de nombreuses manifestations, à Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, entre mars et juin. C’est ce que nous explique Jean Studer, président du comité. Une exposition sur l’homme politique iranien Mohamed Mossadegh est déjà accessible à l’université.

10 mars 2015

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Communiqué de presse

Printemps culturel : un immense succès pour la première édition

Neuchâtel, le 19 juin 2015. Bilan extrêmement positif pour la première édition du Printemps culturel. Expositions, conférences, débats, films, théâtre ou musique : la trentaine de manifestations qui se sont déroulées dans le canton de Neuchâtel depuis le 20 mars dernier ont pratiquement toutes fait salle pleine permettant ainsi à un large public de découvrir la richesse de la culture et du patrimoine de l’Iran.

Festival de films et musique au Centre de culture ABC, conférences et débats à l’Université, au Centre Dürrenmatt, au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel et au Club 44, théâtre au TPR et expositions au péristyle de l’Hôtel de Ville de Neuchâtel, au Théâtre du Passage, à l’Université et à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel, ateliers de calligraphie au Laténium et gastronomie iranienne au Paprika et au Cordon Rouge… le temps d’un printemps, le haut et le bas du canton ont vécu au rythme iranien.

Les Neuchâtelois ont répondu présent puisque presque toutes les manifestations ont fait salle comble.

 

Une nouvelle édition en 2017

Le Printemps culturel a l’ambition de devenir un événement biennal majeur et d’offrir au public un regard pluriel et riche sur le patrimoine historique de cultures trop mal connues. Le nom du pays qui sera mis à l’honneur en 2017 sera dévoilé prochainement.

19 juin 2015

Enghelabe Eslami (Paris)

Femina

L’AGENDA DE LA SEMAINE DU 16 AU 22 MARS 2015

7 idées pour sortir cette semaine..

Samedi 21.03.2015

Pour son printemps culturel iranien, l’ABC de Delémont programme, outre des films pour enfants, deux documentaires signés Mehrdad Oskoui. Dont «Le nez à l’iranienne», filmé à Téhéran, qui revient sur l’engouement de la chirurgie esthétique dans ce pays où la rhinoplastie est quasi une hygiène de vie.

Le nez à l’iranienne, Printemps culturel iranien, ABC, La Chaux-de-Fonds, 18 h 15.

15 mars 2015

Femina

Ispahan, la moitié du monde

Proposée dans le cadre du Printemps culturel iranien qui se tient jusqu’en juin à Neuchâtel, l’expo photo d’Isabelle Eshraghi est un magnifique témoignage sur Ispahan, sa ville d’origine. Au cœur de l’objectif, des visages de femmes, de l’architecture, des rencontres.

Théâtre du Passage, Neuchâtel, jusqu’au 31 mai.

Femina, 19 avril 2015, page 53

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Imna

L’Exposition Mossadegh à l’université de Neuchâtel

نمایشگاه یادبود مصدق در دانشگاه نوشاتل در سوئیس
هفته آخر اسفندماه نمایشگاهی از اسناد و مدارک مربوط به تحصیل و اقامت محمد مصدق، نخست‌وزیر ایران در سال‌های ۱۳۳۰ تا ۱۳۳۲ در دانشکده حقوق دانشگاه نوشاتل برپا شد. محمد مصدق که دانشجوی دکترای حقوق دانشگاه نوشاتل بود، یکی از نخستین فارغ التحصیلان دکترای دانشکده تازه تأسیس حقوق این شهر و همچنین نخستین غیر سوئیسی بود که درجه دکترای خود را از این دانشگاه گرفت. او همچنین نخستین ایرانی است که به درجه دکترای حقوق نائل شد. به گزارش «بی بی‌سی »، در مراسم افتتاحیه نمایشگاه مصدق در دهم مارس که با استقبال بسیاری روبه‌رو شد، ژان ژاک آبرت، معاون دانشگاه نوشاتل، پرفسور رمی شورر (رئیس پیشین دانشگاه)، پرفسور فرانسوا انئار از انجمن فارغ التحصیلان دانشگاه و کولت روسا فاور از دانشکده حقوق و رئیس انجمن فارغ التحصیلان سخنرانی کردند و هر یک به یکی از جنبه‌های زندگی دکتر مصدق پرداختند.

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Iran Newspaper

L’Exposition Mossadegh à l’université de Neuchâtel

نمایشگاه یادبود مصدق در دانشگاه نوشاتل در سوئیس

هفته آخر اسفندماه نمایشگاهی از اسناد و مدارک مربوط به تحصیل و اقامت محمد مصدق، نخست‌وزیر ایران در سال‌های ۱۳۳۰ تا ۱۳۳۲ در دانشکده حقوق دانشگاه نوشاتل برپا شد. محمد مصدق که دانشجوی دکترای حقوق دانشگاه نوشاتل بود، یکی از نخستین فارغ التحصیلان دکترای دانشکده تازه تأسیس حقوق این شهر و همچنین نخستین غیر سوئیسی بود که درجه دکترای خود را از این دانشگاه گرفت. او همچنین نخستین ایرانی است که به درجه دکترای حقوق نائل شد. به گزارش «بی بی‌سی »، در مراسم افتتاحیه نمایشگاه مصدق در دهم مارس که با استقبال بسیاری روبه‌رو شد، ژان ژاک آبرت، معاون دانشگاه نوشاتل، پرفسور رمی شورر (رئیس پیشین دانشگاه)، پرفسور فرانسوا انئار از انجمن فارغ التحصیلان دانشگاه و کولت روسا فاور از دانشکده حقوق و رئیس انجمن فارغ التحصیلان سخنرانی کردند و هر یک به یکی از جنبه‌های زندگی دکتر مصدق
پرداختند.

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Jamjam online

L’exposition Mossadegh à l’université de Neuchâtel

نمایشگاه یادبود مصدق در دانشگاه نوشاتل در سوئیس

ایران نوشت:هفته آخر اسفندماه نمایشگاهی از اسناد و مدارک مربوط به تحصیل و اقامت محمد مصدق، نخست وزیر ایران در سال های ۱۳۳۰ تا ۱۳۳۲ در دانشکده حقوق دانشگاه نوشاتل برپا شد. محمد مصدق که دانشجوی دکترای حقوق دانشگاه نوشاتل بود، یکی از نخستین فارغ التحصیلان دکترای دانشکده تازه تأسیس حقوق این شهر و همچنین نخستین غیر سوئیسی بود که درجه دکترای خود را از این دانشگاه گرفت. او همچنین نخستین ایرانی است که به درجه دکترای حقوق نائل شد. به گزارش «بی بی سی »، در مراسم افتتاحیه نمایشگاه مصدق در دهم مارس که با استقبال بسیاری روبه رو شد، ژان ژاک آبرت، معاون دانشگاه نوشاتل، پرفسور رمی شورر (رئیس پیشین دانشگاه)، پرفسور فرانسوا انئار از انجمن فارغ التحصیلان دانشگاه و کولت روسا فاور از دانشکده حقوق و رئیس انجمن فارغ التحصیلان سخنرانی کردند و هر یک به یکی از جنبه های زندگی دکتر مصدق پرداختند.

 

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L’Express

Printemps culturel

L’Iran a rempli les salles, l’évènement sera reconduit

L’association Printemps culturel tire un bilan « extrêmement positif » de la première édition de cette série de manifestations dédiées à la découverte de la culture et du patrimoine de l’Iran, dont le finissage a eu lieu hier soir au Club 44 à la Chaux-de-Fonds.

Expositions, conférences, découvertes, films, théâtre ou musique: « La trentaine de manifestations qui se sont déroulées dans le canton de Neuchâtel depuis le 20 mars dernier ont pratiquement toutes fait salle pleine », se réjouissent les organisateurs dans un communiqué. « Le temps d’un printemps, le haut et le bas du canton ont vécu au rythme iranien. Et les Neuchâtelois ont répondu présent ».

Quelques expositions sont encore visibles ce week-end, en particulier au Laténium, où l’on peut découvrir l’art de la calligraphie, et à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel (samedi seulement).

Quel pays en 2017?

Le Printemps culturel a l’ambition de devenir un évènement biennal majeur et de revenir, donc, dans deux ans. Il veut continuer d’offrir au public un regard pluriel et riche sur le patrimoine historique de cultures trop mal connues. Le nom du pays qui sera mis à l’honneur en 2017 sera dévoilé prochainement. FRK.

20 juin 2015, page 5

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L’Express

La Chaux-de-Fonds

L’Iran, la guerre et l’enfance mis en spectacle

Gurshad Shaheman est un enfant de la guerre. Le comédien a grandi aux côtés d’un père qui, « la nuit, sans lumières, reconstruisait les routes bombardées par l’armée irakienne ». Un père qui ne donne « ni caresses, ni coups ». Puis Gurshad Shaheman a vécu l’exil dans une relation fusionnelle avec une mère étouffante de trop d’amour. Ni les tablées joyeuses, ni la musique et les agapes aux parfums de miel et de safran n’apaisent les blessures les plus secrètes….

Installé en France, homme de théâtre et performeur aux mille talents, l’artiste iranien partage ses morceaux de lui-même dans deux pièces « Touch me » et Taste me », présentées demain à l’ABC et samedi au Temple allemand. Deux spectacles hybrides à la croisée du théâtre, de l’installation sonore et de la performance.

 

« Le corps de la honte »

Avec drôlerie, tendresse, sans aucun pathos (et quelques surprises pour les spectateurs, notamment un repas préparé par l’artiste sur scène dans « Taste me »!), ce diptyque mêle l’intime et le politique: l’histoire de l’Iran, des exilés fuyant les mollahs et l’histoire d’un garçon enfermé dans un corps, brimé, puis abusé, « le corps de la honte ».

Comme son papa constructeur de routes, Gurshad Shaheman bâtit des ponts en un défi à tous les barbarismes. Son béton armé, c’est le théâtre.

Info

La Chaux-de-Fonds « Touch me » théâtre ABC, vendredi à 20:30. « Taste me » (performance comprenant un repas), Temple allemand, samedi à 20:30. En parallèle, le cinéma ABC présente samedi à 18:15, « Mes souliers rouges » en présence de la réalisatrice Sara Rastegar. Dans le cadre du Printemps culturel iranien, programme complet: iran.printempsculturel.ch

 

4 juin 2015

L’Express

Dieu, Eros et les poètes persans au Club 44

Printemps culturel

Jeudi au Club 44, Leili Anvar évoquera Dieu, Eros et la poésie

L’amour en littérature persane

En terre d’islam et dans toute l’Europe médiévale, les poètes mystiques chantaient le Divin dans des métaphores amoureuses enflammées, charnelles, torrides parfois. Chercheuse franco-iranienne, maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales à Paris, Leili Anvar initiera le public du Club 44 jeudi, aux arcanes de la poésie persane. Des textes sacrés où Allah s’incarne dans de plantureuses beautés aux lèvres de rubis.

Entretien.

Ces textes sacrés fascinent et étonnent par leur beauté sensuelle, érotique?

L’islam s’est occidentalisé au cours des siècles et est devenu très puritain. Mais fondamentalement, il y a l’idée que l’éros doit s’exprimer sous toutes ses formes, y compris dans l’amour divin. Sous la plume des poètes, la beauté de l’être aimé et toutes les beautés du monde deviennent des signes de la beauté de Dieu. La chasteté n’est pas du tout un prérequis de la mystique.

1er juin 2015

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L’Express

Culture. Et si le printemps nous rapprochait de l’Iran

L’homme qui a nationalisé le pétrole iranien en 1951 a fait son doctorat à Neuchâtel. La figure de Mossadegh s’impose naturellement comme l’un des symboles forts de la première édition du Printemps culturel, qui aura lieu de 20 mars au 21 juin dans la plusieurs des principales institutions culturelles du canton, à la Chaux-de-Fonds, Neuchâtel et Hauterive. Soutenue par des acteurs publics et privés, la manifestation a « l’ambition de devenir un événement biennal majeur », ont annoncé hier les organisateurs, parmi lesquels Jean Studer, le président d’honneur.

Il s’agit – « tout en pensée et en finesse, loin des manichéismes », a dit le conseiller communal de Neuchâtel Thomas Facchinetti, de faire redécouvrir aux Neuchâtelois une culture, une civilisation. L’Iran donc, partie du territoire de la Perse antique.

L’Express, 11 mars 2015, page 5

L’Express

Café scientifique, l’université de Neuchâtel en partenariat avec le Printemps culturel, a organisé un débat autour de la peur de l’islam, qui naîtrait surtout d’une vision caricaturale.

La cafétéria du bâtiment principal de l’Université de Neuchâtel a rarement eu autant de succès à l’occasion d’un café scientifique…

L’Express 25 avril 2015, page 5

L’Express

Printemps culturel : une sélection de films iraniens et inédits pour la plupart est à découvrir ce week-end

A la rencontre d’un cinéma qui survit envers et contre tout.

Le volet cinématographique de la première édition du Printemps culturel dédié à l’Iran est à découvrir ce week-end à l’ABC de la Chaux-de-Fonds. Victime d’une répression impitoyable, le cinéma iranien vit actuellement des heures très sombres, mais atteste toujours d’une vitalité étonnante, aussi désespérée que paradoxale… Raison de plus d’apporter son soutien en fréquentant ces séances « printanières » qui permettront la découverte de nombre d’œuvres restées inédites.

L’Express, Le Mag 18 mars 2015, page 11

Newsletter Société neuchâteloise de géographie

Conférence Téhéran :

une métropole au cœur des crises et des espoirs de l’Iran

Jeudi 21 mai, 18h30, Faculté des lettres et sciences humaines (RE48), Espace LouisAgassiz, Neuchâtel

Conférence de Bernard Hourcade (Directeur de recherche émérite au CNRS) dans le cadre du « Printemps culturel : de la Perse à l’Iran contemporain »

13 millions d’Iraniens vivent dans le Grand Téhéran. La révolution islamique, la guerre Irak-Iran, les sanctions économiques, l’isolement international ont affecté directement le développement et la physionomie de la capitale iranienne. Mais à l’image de toute la société iranienne, les Téhéranais n’ont jamais cessé de lutter, de vivre, d’espérer, et de faire de leur ville une métropole moderne, complexe, ouverte où s’expriment et se répriment les espoirs de tout un pays. Entre vieux bazar et centre moderne, entre banlieues perdues et centres culturels ouverts sur le monde, entre l’Etat central et la diversité des cultures, entre les anciens notables et les migrants venus de tout le pays, Téhéran est devenu le miroir de l’Iran.

Interview de Bernard Hourcade : « L’Iran est prêt à s’ouvrir au monde » Dans le cadre du Printemps culturel iranien, qui se tient dans le canton de Neuchâtel du 20 mars au 21 juin, Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste du monde iranien, tiendra une conférence à Neuchâtel le jeudi 21 mai. En six points, l’expert explique pourquoi Téhéran, et à travers elle tout le pays, est prête à s’ouvrir au monde. Société neuchâteloise de géographie : sur quoi portera votre conférence « Téhéran : une métropole au cœur des crises et des espoirs de l’Iran » ? Bernard Hourcade : en 1979, pour la première fois de l’histoire, 50% des Iraniens habitaient en ville et 50% des Iraniens savaient lire et écrire. La révolution islamique a ainsi coïncidé avec une révolution sociale qui ne s’est pas arrêtée par la suite. Aujourd’hui, Téhéran est le symbole de cet Iran nouveau. La ville est le creuset de toutes les dynamiques sociales iraniennes, indépendamment de la politique. SNG : que diriez-vous aujourd’hui de Téhéran que vous n’auriez pas dit il y a 35 ans ? BH : Téhéran est une ville récente, créée il y a 200 ans. Elle est devenue une métropole qui n’existait pas lors de la révolution, il y a 35 ans. La ville compte 13 millions d’habitants. Elle est complexe, plutôt mal construite, avec des centres, des périphéries et des banlieues. Aujourd’hui, ses habitants viennent de tout le pays, ce qui n’était pas le cas il y a 35 ans. C’est pourquoi Téhéran est devenue le miroir de l’Iran. S’y côtoient les riches, les pauvres, les islamiques, les radicaux et les occidentalisés, qui tous ensemble forment un véritable laboratoire de l’Iran actuel. Sur un tout autre plan, le cadre de Téhéran est magnifique, la ville est bordée par l’Elbourz, la chaîne de montagne qui domine au loin. En toute saison, la vue est splendide. SNG : comment parvenir à faire fonctionner ensemble toute cette diversité ? BH : les Téhéranais n’existent pas, en quelques sortes ! Il n’y a pas de rivalités entre centre et périphérie, ni de rivalités ethniques, contrairement à ce que l’on constate dans d’autres pays du Moyen-Orient. Téhéran est véritablement le symbole de l’unité nationale. Sur place, tout le monde le sait, c’est par Téhéran que l’on pourra enfin sortir de l’enfermement institué depuis 35 ans. La porte vers l’extérieur est à Téhéran. C’est donc là qu’il faut être. SNG : l’accord sur le nucléaire négocié entre l’Iran et les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la France, la Chine et l’Allemagne devrait être finalisé d’ici à la fin juin. Le tournant, c’est donc bien maintenant ? BH : Absolument. Pour des raisons conjoncturelles et historiques, la révolution iranienne s’est faite contre les Etats-Unis. Or aujourd’hui, le nucléaire n’est qu’un terrain de bataille, il n’est pas l’objet principal. L’ouverture aux Etats-Unis et au reste du monde sont les objets principaux. L’Iran est pour l’instant en dehors du monde. Certes, je ne dis pas que l’Iran va devenir pro-Américains en quinze jours. Mais la porte va s’ouvrir, incontestablement, et des Iraniens d’aujourd’hui pourront entrer et sortir par cette porte. SNG : comment Téhéran va-t-elle évoluer en tant que ville ? BH : Téhéran n’est pas la capitale du Moyen-Orient. Incontestablement, ce rôle est tenu par Dubai. C’est là que se retrouvent tous les acteurs majeurs d’Arabie saoudite, du Koweit, d’Iran, mais aussi du Pakistan et d’Irak. Dubai est d’ailleurs la capitale économique de l’Iran, puisqu’on ne peut pas faire de commerce international à Téhéran, notamment pour des raisons politiques, bancaires. Téhéran aspire aujourd’hui à retrouver une place normale en tant que deuxième plus grande ville du Moyen-Orient après Istanbul. Or si l’on compare les deux villes, Téhéran n’est rien face à Istanbul. Aucune grande compagnie internationale ne se trouve à Téhéran. A présent, le principal défi pour la capitale iranienne sera de prendre part à la mondialisation. Cela supposera naturellement une population nouvelle d’origine étrangère venant de partout dans le monde et qui modifiera le paysage social de Téhéran. Le paysage de Téhéran va se modifier, avec de nouvelles constructions, et ses habitants vont se diversifier. En fait, Téhéran comptera des habitants de partout dans le monde, comme n’importe quelle ville. Or aujourd’hui, les Téhéranais n’ont pas l’habitude de cette diversité. Il y aura là un travail de pédagogie à effectuer. SNG : la population de Téhéran est-elle prête à vivre une telle ouverture ? BH : indéniablement. Les révolutionnaires qui avaient 20 ans à l’époque en ont 55 aujourd’hui. Leurs enfants ont conscience du monde qui les entoure et ils sont les premiers à vouloir s’y ouvrir, en devenant un partenaire. En témoigne l’accueil triomphal réservé début avril par la population téhéranaise à Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, après les négociations sur le nucléaire menées à Lausanne. Bien sûr, tout le monde n’est pas d’accord à 100%, mais l’on sait que c’est par là que cela passe. Les Iraniens ont une attente très forte face à cette ouverture nouvelle au monde. Ils sont désormais prêts à participer au monde. Ils ont tous les moyens de réussir cette transition, et celle-ci peut aller très vite. Propos recueillis par Julie Mégevand, membre de la Société neuchâteloise de géographie

Newsletter no. 12 mai 2015

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Newsletter unine

Printemps culturel

L’Iran s’invite dans le canton.

Le Printemps culturel est une manifestation qui se déroule dans le canton de Neuchâtel du 20 mars au 21 juin 2015. Elle a l’ambition de devenir un événement biennal majeur, grâce à l’interaction entre institutions et acteurs culturels dans l’ensemble du canton. Au travers de conférences, de débats, de rencontres et d’expositions, elle souhaite présenter des civilisations encore méconnues aujourd’hui, leurs richesses, leur patrimoine historique et culturel. Sa première édition sera consacrée à l’Iran et à son histoire millénaire. Partenaire du Printemps culturel, l’Université de Neuchâtel y participe par le biais de conférences organisées en collaboration avec l’Institut d’histoire, l’Institut d’archéologie et l’Institut de géographie. Et grâce à une exposition consacrée à l’un de nos plus prestigieux anciens étudiants, Mohammad Mossadegh qui a étudié à l’Université de Neuchâtel de 1910 à 1914, où il a obtenu sa licence et son doctorat en droit. Cette exposition a pu voir le jour grâce, notamment, au soutien des associations d’Alumni de l’Université de Neuchâtel. Des associations qui veulent faire rayonner l’Université de Neuchâtel et créer un réseau de solidarité entre étudiants actuels et anciens diplômés. iran.printempsculturel.ch Le passé et le présent réunis au cœur de la Faculté de droit, grâce à l’exposition Mossadegh.

Mossadegh : Une exposition dans le cadre du Printemps culturel

Uninews no. 35

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Notre temps

Jusqu’au 21 juin… Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds organisent leur premier et biennal Printemps culturel, aux couleurs et saveurs de la Perse d’hier et de l’Iran d’aujourd’hui. Gastronomie, conférences, débats, rencontres, films, expositions, spectacles, etc. : tout le programme sur iran.printempsculturel.ch

Payot

Printemps culturel neuchâtelois

 Payot Libraire est partenaire du 1er Printemps culturel neuchâtelois, qui du 20 mars au 21 juin 2015 explorera l’Iran d’hier et d’aujourd’hui.
Il n’y aura pas un, mais deux printemps à Neuchâtel cette année ! Du 20 mars au 21 juin, une manifestation festive et culturelle conçue par l’ensemble des acteurs culturels du canton propose de découvrir un pays, une civilisation et leurs richesses, leur patrimoine historique et contemporain à l’occasion du 1er Printemps culturel neuchâtelois.


Cette première édition, baptisée « De la Perse à l’Iran contemporain », s’aventurera ainsi dans l’histoire millénaire de l’Iran à travers un généreux  programme de spectacles et de conférences,  un festival de films de fiction, d’animation et de documentaires, des expositions et des journées « rencontres & débats », répartis sur trois mois et dans la plupart des lieux culturels du canton.

L’association Printemps culturel de Neuchâtel, créée en 2013, a su réunir autour de ses objectifs des personnalités de tous horizons liés par leur goût de la diversité et de l’ouverture par et pour leur canton, de la politologue Zahra Banisadr à l’ancien conseiller d’État Jean Studer en passant par Nicole Meyer, de la Fondation Science et cité (Berne) ou les célèbres ethnologuesMicheline et Pierre Centlivres. Les partenaires du projet, au rang desquels Payot Libraire a le plaisir de se compter, sont des institutions officielles ou culturelles de toute la région, et l’on retrouvera au fil du programme aussi bien l’UNINE, l’Office du tourisme et le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel que le Centre Dürrenmatt (Neuchâtel), le Club 44 et ABC Culture (La Chaux-de-Fonds), le Théâtre populaire romand, les théâtres du Pommier et du Passage et même des restaurants spécialisés dans les gastronomies de l’Asie.

Le Printemps culturel neuchâtelois se veut un évènement culturel majeur, d’envergure cantonale, qui, tous les deux ans, mettra en interaction les acteurs et institutions du pays de Neuchâtel pour faire partager au grand public un autre regard sur les richesses du monde. La manifestation, qui se veut interactive, affiche d’ailleurs l’ambition d’une programmation éclectique : littérature, cinéma, danse, théâtre, musique, beaux-arts, histoire, sciences, sports, traditions ou architecture, le prisme est large – et donc les découvertes assurées !

Programme complet : 

iran.printempsculturel.ch

Joëlle Brack
06 mars 2015

 

Première édition dans le canton de Neuchâtel

Printemps culturel
Première édition dans le canton de Neuchâtel

Neuchâtel, le 10 mars 2015. Ce matin le comité d’honneur, les institutions partenaires et les sponsors ont dévoilé le programme de la première édition du Printemps culturel: du 20 mars au 21 juin 2015, l’Iran sera à l’honneur dans le canton de Neuchâtel! Le Printemps culturel a l’ambition de devenir un événement biennal majeur, grâce à la mobilisation d’une grande partie des institutions et acteurs culturels du canton.

A travers des conférences, des débats, des rencontres, des spectacles et des expositions, le Printemps culturel offre au public un regard pluriel et riche sur le patrimoine historique de cultures trop mal connues.

Thème du Printemps culturel 2015: «De la Perse à l’Iran contemporain».

Comme le souligne Jean Studer, Président d’honneur du Printemps culturel: «Ce ne sont pas les dirigeants d’un pays qui en font l’identité, mais ses habitants, son histoire, sa géographie et surtout sa culture. Le Printemps culturel veut rappeler cette évidence, aller au-delà des apparences pour découvrir des hommes et des femmes bien différents de nos a priori et dont les œuvres magnifient des valeurs à la fois si différentes et si semblables aux nôtres. La création artistique est un des terreaux les plus fertiles pour que s’épanouissent ces semblables différences. Réunies, elles constituent la richesse du patrimoine de l’humanité.»

L’Iran en regorge et nous avons la chance d’en découvrir plusieurs facettes en terres neuchâteloises pendant ce printemps 2015.

Contact:
Janine Perret-Sgualdo

Porte-parole du Printemps culturel
janineperret.sgualdo@gmail.com

RTN

Fort intérêt pour la culture iranienne

Le premier Printemps culturel neuchâtelois s’achève sur un immense succès. Consacré à l’Iran, ce printemps a proposé depuis le mois de mars une trentaine de manifestations : exposition, gastronomie, théâtre, littérature, cinéma, conférence, débat ou performances.

Le public a été très présent, parfois trop. Lors de certains événements, comme le café scientifique sur l’islamophobie proposé à l’Université de Neuchâtel ou la conférence de Leili Anvar au Club 44 de La Chaux-de-Fonds, les organisateurs ont dû faire preuve d’ingéniosité pour accueillir tout le monde.

Ce Printemps culturel a également bénéficié d’une excellente couverture médiatique, y compris en Suisse allemande et au-delà, jusqu’en Iran. La BBC s’est déplacé au Centre Dürrenmatt pour une table ronde intitulée « L’œuvre de Dürrenmatt en Iran ».

Selon Claudine Assad, de l’Université de Neuchâtel, partenaire de ce Printemps culturel, Facebook a également joué un grand rôle dans le succès de la manifestation. Certains articles publiés sur le réseau social sont revenus traduits en persan.

Le Printemps culturel a également permis d’établir des liens susceptibles de se prolonger au-delà de la manifestation.

Un nouveau Printemps culturel est déjà programmé pour 2017. Le nom du pays, mis à l’honneur, sera dévoilé prochainement. /cwi

19 juin 2015

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RTN

Trois mois de festival consacré à l’Iran : c’est ce qui attend le public neuchâtelois entre fin mars et fin juin. Plusieurs institutions de la région proposent un Printemps culturel. Cette première édition est dédiée à la Perse et à l’Iran contemporain.

Conférences, expositions ou encore films sont proposés à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds. Le but est de permettre aux Neuchâtelois de découvrir le riche patrimoine historique et culturel de ce pays. Ce Printemps culturel doit aussi permettre d’aller au-delà des clichés manichéens véhiculés par la presse au sujet de l’Iran. Le président d’honneur du comité d’organisation, Jean Studer, a rappelé que « ce ne sont pas les dirigeants d’un pays qui en font l’identité, mais ses habitants, son histoire, sa géographie et surtout sa culture ».

Des expositions sont notamment prévues au Péristyle de l’Hôtel de Ville à Neuchâtel, à la Bibliothèque publique et universitaire ou encore au Laténium. L’Université retrace de son côté le parcours d’un de ses anciens étudiants : Mohammad Mossadegh. Nommé premier ministre en 1951 après avoir décroché un doctorat à Neuchâtel, il a notamment réussi à nationaliser l’industrie pétrolière iranienne.

Le Printemps culturel propose également un plongeon dans le monde iranien au travers du théâtre, de la littérature, mais aussi de conférences, de débats, de performances et même de gastronomie : trois restaurants de la région proposent de déguster les spécialités culinaires iraniennes.

Enfin, ce festival culturel ne serait pas complet sans une présentation du cinéma iranien. Huit films sont à l’affiche de l’ABC (La Chaux-de-Fonds) du 20 au 22 mars. /aju

10 mars 2015

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RTS

Janine Perret-Sgualdo et l’Iran au cœur du Printemps culturel neuchâtelois

« De la Perse à l’Iran contemporain »: c’est le thème de la première édition du Printemps culturel organisé dans le canton de Neuchâtel. Jusqu’au 21 juin prochain, des expositions, des spectacles, des conférences et débats mettront l’Iran à l’honneur. L’événement a été rendu possible par la mobilisation d’une grande partie des institutions et acteurs culturels du canton, dont l’Université, le Théâtre populaire romand et le Centre Dürrenmatt.

Janine Perret-Sgualdo, ancienne directrice du Centre Dürenmatt, est la porte-parole de la manifestation. L’invité du 12h30 RTS 16 avril 2015

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RTS

Mohammad Mossadegh est actuellement à l’honneur dans une exposition de l’Université de Neuchâtel

15 mars 2015

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Schweizer Radio und Fernsehen (SRF)

Die Iraner lieben seinen ironischen, bitteren Blick auf das Leben. Friedrich Dürrenmatt ist in Persisch ein Bestseller, «Die Physiker» ein Bühnenerfolg. Wie ist das möglich bei einem Stück, in dem es um verantwortlichen Umgang mit Kernkraft geht? Dürrenmatts Übersetzer ins Persische erklärt es.

5 mai 2015

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SRF 10vor10

«Der Besuch der alten Dame» auf Persisch

Vor 25 Jahren starb der bekannte Schweizer Schriftsteller, Friedrich Dürrenmatt. Im Jahr 2015 finden im Gedenken an sein Schaffen verschiedene Veranstaltungen statt. So auch letzte Woche im Centre Dürrenmatt in Neuchâtel zum Thema «Dürrenmatt in Iran». Denn seine Bücher sind dank dem Übersetzer, Mahmoud Hosseinzi Zad, auch im Iran ein Bestseller.

SRF 10vor10 29.04.2015

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Tarikh Iran

از هفته آخر اسفندماه نمایشگاهی از اسناد و مدارک مربوط به تحصیل و اقامت محمد مصدق، نخست‌‌وزیر ایران در سال‌های ۱۳۳۰ تا ۱۳۳۲ در دانشکده حقوق دانشگاه نوشاتل برپا شده است. محمد مصدق که دانشجوی دکترای حقوق دانشگاه نوشاتل بود، یکی از نخستین فارغ‌التحصیلان دکترای دانشکده تازه تاسیس حقوق این شهر و همچنین نخستین غیرسوییسی بود که درجه دکترای خود را از این دانشگاه گرفت. او همچنین نخستین ایرانی است که به درجه دکترای حقوق نائل شد.

به گزارش بی‌بی‌سی، این نمایشگاه که بخشی از برنامه جامع فرهنگی کانتون فرانسوی زبان نوشاتل در غرب سوییس به نام بهار فرهنگی است، اخیرا در دانشکده حقوق دانشگاه نوشاتل که اکنون یکی از معتبر‌ترین دانشکده‌های حقوق اروپا به شمار می‌رود، افتتاح شده است. بهار فرهنگی امسال در نخستین سال برگزاری‌اش به ایران اختصاص دارد و در آن برنامه‌های متنوعی از جمله نمایشگاه‌های گوناگون، سخنرانی، نمایش فیلم، اجرای نمایش، آواز، رقص و همچنین معرفی غذا‌ها و نوشیدنی‌های ایرانی تا پایان بهار عرضه خواهد شد.

در مراسم افتتاحیه نمایشگاه مصدق در دهم مارس که با استقبال بسیاری روبرو شد، ژان ژاک آبرت، معاون دانشگاه نوشاتل، پرفسور رمی شورر (رئیس پیشین دانشگاه)، پرفسور فرانسوا انئار از انجمن فارغ‌التحصیلان دانشگاه و کولت روسا فاور از دانشکده حقوق و رئیس انجمن فارغ‌التحصیلان سخنرانی کردند و هر یک به یکی از جنبه‌های زندگی مشهور‌ترین نخست‌‌وزیر ایران معاصر پرداختند.

در نمایشگاه دکتر مصدق، ده‌ها سند اصلی از دوران تحصیل و اقامت دکتر مصدق در نوشاتل به معرض نمایش گذاشته شده است که از جمله آن‌ها اصل تز (پایان‌نامه) دکترای محمد مصدق و همچنین تقاضای تابعیت برای اخذ پروانه وکالت و نیز تقاضای تمدید اقامت نیز به چشم می‌خورد.

تقاضای تابعیت محمد مصدق به دلیل فقدان شروط لازم از جمله سالیان اقامت در سوییس در هنگامه جهانی اول رد شده بود، اما او پیش از بررسی تقاضایش به ایران بازگشته بود. محمد مصدق مدتی پس از انقلاب مشروطه و ورود به کارزارهای سیاسی راهی فرانسه شد و به تحصیل علوم سیاسی پرداخت و پس از اخذ مدرک فوق لیسانس به ایران بازگشت و به فعالیت‌های سیاسی و نوشتن مقالاتی در زمینه مسائل سیاسی از جمله استعمار بریتانیا در ایران پرداخت اما خطر دستگیری و بازداشت او را واداشت تا به اتفاق خانواده برای اخذ دکترای حقوق در سال ۱۲۸۸ (۱۹۱۰) به نوشاتل سوئیس برود.

در چهار سال اقامت مصدق در نوشاتل، وی علاوه بر تحصیل، نشریات و جزوه‌هایی را با همکاری همفکران خود که به جناح دموکرات در مجلس ایران نزدیک بودند منتشر کرد. مصدق در سال ۱۲۹۳ و در هنگام جنگ جهانی اول به ایران بازگشت و مدتی بعد وزیر دادگستری (عدلیه) ایران شد.

در یکی از اسنادی که در این نمایشگاه وجود دارد، دکتر مصدق در سال ۱۹۲۰ در بازگشت به نوشاتل با امضای دکترای حقوق از دانشگاه نوشاتل و وزیر دادگستری ایران درخواست تمدید اقامت خود و خانواده‌اش را در نوشاتل کرده است، این امر ظاهرا به دلیل بیم از خطراتی بوده که پیش از کودتای «رضاخان» برای وی وجود داشت و پس از آن نیز این خطرات تشدید شد. دکتر مصدق در دوران زمامداری «رضاخان» به عنوان نماینده مردم تهران وارد مجلس شد و به مخالفت با دولت‌ها و همچنین بستن پیمان‌های اقتصادی و تجاری زیان‌بار با بریتانیا ادامه داد.

وی در همین سال‌ها تدریس در دانشکده‌های حقوق و دانشکده علوم سیاسی تازه تاسیس دانشگاه تهران را نیز آغاز کرد و یکی از بانیان و نخستین استادان این رشته‌ها در ایران بود و کتاب‌ها و مقالات بسیاری درباره حقوق، اقتصاد و سیاست ایران نوشت. وی تلاش بسیاری کرد تا ارتباط این دو دانشکده را با دانشگاه نوشاتل برقرار سازد و برنامه‌های اعزام دانشجو و دعوت از استادان را پیش ببرد اما به دلیل شرایط بحرانی ایران از سویی و همچنین دوران متلاطم پس از جنگ جهانی اول در این امر توفیق چندانی به دست نیاورد.

محمد مصدق پس از سقوط رضاشاه و تشکیل جبهه ملی رهبر جنبش ضد استعماری ایران شناخته شد و طرح ملی شدن صنعت نفت ایران را ارائه کرد، این طرح سرانجام در ۲۷ اسفند در مجلس شورای ملی و ۲۹ اسفند در مجلس سنا به تصویب نمایندگان رسید و محمدرضا شاه نیز چاره‌ای جز امضای آن نیافت.

از رمی شورر، رئیس پیشین دانشگاه نوشاتل و نماینده سابق شورای ملی (مجلس) سوئیس درباره اهمیت محمد مصدق برای دانشگاه نوشاتل پرسیدم. او گفت: «مصدق اولین دانشجوی خارجی دکترا و اولین فارغ‌التحصیل غیرسوییسی این مقطع در دانشگاه تازه تاسیس نوشاتل بود و سابقه درخشان تحصیلش در این دانشگاه نشانگر آن بود که وی می‌تواند در صورت وجود یک فضای دموکراتیک در کشور نقش موثری در پیشرفت آن ایفا کند. پس از آنکه وی به ایران بازگشت و به وزارت دادگستری، نمایندگی مجلس و سپس نخست‌‌وزیری رسید قطعا دانشگاه نوشاتل به وجود چنین فارغ‌التحصیلی همواره افتخار می‌کرده است زیرا جنبشی را علیه استعمار بریتانیا در ایران رهبری کرد که تاریخ را ورق زد.»

از ژان ژاک آبرت استاد تاریخ و معاون دانشگاه نوشاتل پرسیدم: «یکی از همین افتخارات برای دانشگاه نوشاتل احتمالا پیروزی ایران تحت هدایت مصدق در دیوان داوری بین‌المللی لاهه علیه شکایت دولت بریتانیا بود، ارزیابی شما از این موفقیت تاریخی مصدق چیست؟» آبرت گفت: «طبعا دوران تحصیل و سابقه فعالیت‌های مصدق در نوشاتل نشان می‌دهد که وی بسیار به مطالعه استعمار و چگونگی مقابله حقوقی با آن پرداخته بود و قطعا از آموزش‌های خوبی هم در این زمینه بهره‌مند شده بود. این پیروزی که دانشگاه نوشاتل هم به آن افتخار می‌کند در واقع پیروزی دانش حقوق بین‌الملل بر سلطه‌جویی استعمار بود که تاثیرش را در سایر کشورهای تحت استعمار هم گذاشت.»

آقای آبرت که از اعضای پیشین شورای (مجلس محلی) کانتون نوشاتل است، درباره استقبال از نمایشگاه دکتر مصدق می‌گوید که انتظار این همه استقبال را نه تنها از سوی استادان، مورخان و دانشجویان مقاطع مختلف حقوق، تاریخ، روزنامه‌نگاری و علوم اجتماعی دانشگاه نوشاتل و شهرهای مجاور و همچنین رسانه‌ها نداشته است و افتتاحیه این نمایشگاه که مقدمه اولین برنامه بهار فرهنگی نوشاتل است موفقیت بزرگی برای آن محسوب می‌شود.

از محمد مصدق نقل شده است که درباره دوران اقامت خود در نوشاتل گفته است در این شهر زیبای سوییس همه پس از تاریک شدن هوا در خانه‌های خود باقی می‌مانند و سکوتی که برقرار می‌شود بهترین فرصت برای مطالعه، تحقیق و نوشتن است.

به رمی شورر می‌گویم که از زمان محمدرضا شاه که از اتفاق، او هم در شهر همجوار مصدق در سوییس اما در مدرسه خصوصی شاهزادگان تحصیل می‌کرد، اصطلاحی از زبان او در مقایسه میزان دموکراسی در سوییس (که نخستین کشور دارای نظام دموکراسی مستقیم در جهان است) و ایران نقل شده است که: «ایران، سوییس نیست!» و دولتمردان پس از او تا خاتمی و روحانی نیز بار‌ها این جمله را تکرار کرده‌اند ولی به نظر می‌رسد که مصدق باور داشت که ایران هم می‌تواند سوییس بشود. او می‌گوید قطعا او درباره نظام سیاسی سوئیس بسیار آموخته بود و برای دموکراسی در کشورش کوشید اما متاسفانه کودتایی که با تشویق بریتانیایی‌ها و توسط آمریکایی‌ها هدایت شد مانع از آن شد تا نخستین نظام دمکراتیک در خاورمیانه جان بگیرد. نمایشگاه مصدق در دانشکده حقوق دانشگاه نوشاتل به همراه برنامه‌های بهار فرهنگی ایران تا پایان بهار (۲۱ ژوئن) ادامه دارد.

Temps libre.ch

ATELIERS FAMILLE AU LATÉNIUM

Le parc et musée d’archéologie de Hauterive s’est creusé les méninges pour renouveller son programme d’ateliers créatifs.

Dès le printemps 2015, le Laténium exhume un nouveau programme d’ateliers ludiques dédiés aux graines d’archéologues, mais aussi aux adultes accompagnants. Promis, ça vaut l’os !

« Les origines de l’écriture »
Organisé en marge du printemps culturel « De la Perse à l’Iran contemporain », cet atelier vous propulse dans le Golfe Persique quelque 3200 ans avant J.-C., sur les traces du premier système d’écriture. L’occasion de déchiffrer une tablette archaïque, puis d’en créer une de vos propres mains.
Les 31 mai et 14 juin 2015, 14h-15h30
10 fr. par participant, dès 10 ans

« Calligraphie persane »
Toujours dans le sillage du printemps culturel « De la Perse à l’Iran contemporain », un spécialiste de la calligraphie persane vous dévoile le raffinement d’une écriture qui conjugue les mots et l’émotion.
Les 7 et 21 juin 2015, 14h-15h30
10 fr. par participant, dès 10 ans

INSCRIPTION OBLIGATOIRE AU TÉL. 032 889 69 17

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Vivre la ville

Un illustre Persan étudiant à Neuchâtel

A l’occasion du « Printemps culturel », l’Université de Neuchâtel consacre une exposition à Mohammad Mossadegh. Etudiant à la Faculté de droit de Neuchâtel de 1910 à 1914, ce personnage incontournable de la Perse a marqué l’histoire en nationalisant l’industrie pétrolière de son pays. Au travers de documents inédits, l’Université de Neuchâtel propose de découvrir toute à la fois son parcours académique et son séjour à Neuchâtel. A voir jusqu’au 20 juin !

17 mars 2015

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Vivre la ville

Neuchâtel se pare des couleurs iraniennes pour le Printemps culturel

A la découverte des richesses de la culture iranienne

Le « Printemps culturel » animera du 20 mars au 21 juin l’ensemble du canton de Neuchâtel avec l’objectif de faire découvrir au public les richesses de la culture iranienne. Expositions, conférences, rencontres, films, spectacles et mêmes repas seront proposés par diverses institutions culturelles neuchâteloises tout au long de ces trois mois de manifestation.

17 mars 2015

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Vivre la Ville

Le péristyle accueille une exposition d’aquarelles sur le thème de l’Iran

Le Printemps culturel, dont la première édition est consacrée à l’Iran, vise à faire découvrir la multitude de richesses culturelles du pays. Dans ce cadre, l’artiste neuchâtelois Aloys Perregaux expose au Péristyle de l’Hôtel de ville une vingtaine d’aquarelles, pour la plupart peintes sur place. Il livre ses impressions sur l’Iran, en particulier sur les couleurs, les habitants et la vie culturelle qu’il a découverts lors de son voyage en 2003. Rencontre au cœur de son atelier dans le village de Villiers (NE).

Vivre la Ville 15 avril 2015, pages 8 et 9

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